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Comment gérer le stress avant une compétition ?

Photo du rédacteur: julien bregger
julien bregger
17 août
5 min de lecture
Barish Moullet, Yoann Von Deschwanden, Sam Boccard, Yanick Taffé et Julien Bregger aux UEG EUSA 2024
Barish Moullet, Yoann Von Deschwanden, Sam Boccard, Yanick Taffé et Julien Bregger aux UEG EUSA 2024

Tu connais peut-être cette situation : tout se passe bien à l’entraînement, tu te sens en confiance, tes sensations sont bonnes… puis la compétition approche et quelque chose change.

Tu penses davantage au résultat. Tu ressens une tension dans le corps. Tu te poses des questions. Tu as peur de mal faire ou de ne pas être à la hauteur.

Le stress avant une compétition est fréquent. Il ne signifie pas forcément que quelque chose va mal. La question est plutôt de comprendre comment il fonctionne chez toi et ce qu’il change concrètement dans ta manière de performer. Rédaction : le sujet, le contenu, les idées et les thématiques sont définis et rédigés par l'humain.  IA : utilisée comme outil d’aide pour l’orthographe, la reformulation, la fluidité des phrases et la génération automatique de certaines légendes d’images


Pourquoi es-tu stressé avant une compétition ?


Une compétition représente généralement quelque chose d’important. Elle comporte aussi une part d’incertitude : tu ne contrôles pas exactement ce qui va se passer, ni le niveau de tes adversaires, ni toutes les circonstances de la compétition.

C’est cette combinaison qui peut favoriser l’apparition du stress.

Tu peux alors ressentir :

  • une accélération du rythme cardiaque ;

  • des tensions musculaires ;

  • une respiration plus rapide ;

  • des pensées nombreuses ;

  • une difficulté à te concentrer ;

  • une envie de tout contrôler ;

  • la peur de faire une erreur ;

  • une impression de ne plus être aussi naturel qu’à l’entraînement.


Ces réactions sont différentes selon les personnes. Deux sportifs peuvent vivre la même compétition de manière complètement différente.

Le premier peut ressentir de l’activation et y trouver une énergie supplémentaire. Le second peut avoir l’impression que cette activation le gêne.

Il est donc intéressant de commencer par observer ce qui se passe réellement pour toi.


Le problème n’est pas toujours le stress


Quand un sportif me dit : « Je suis trop stressé avant les compétitions », je cherche généralement à comprendre ce que cela signifie concrètement.

Est-ce que le stress t’empêche de dormir ?

Est-ce que tu arrives à moins bien te concentrer ?

Est-ce que tu réfléchis trop pendant l’épreuve ?

Est-ce que tu te crispes physiquement ?

Est-ce que tu commences à penser au résultat plutôt qu’à ce que tu dois faire ?

Ou est-ce surtout une sensation désagréable que tu interprètes comme un signe que tu ne vas pas réussir ?

Ces différences sont importantes.

L’objectif n’est donc pas forcément de faire disparaître toute activation avant une compétition. Il s’agit plutôt de trouver le niveau d’activation qui te permet de bien fonctionner et d’apprendre à l'utiliser au mieux.


Que peux-tu faire concrètement ?


1. Identifie ce qui se passe chez toi

Avant de chercher une technique, observe ton fonctionnement.

Lors de tes prochaines compétitions, demande-toi :

  • À quel moment le stress commence-t-il ?

  • Qu’est-ce qui le déclenche ?

  • Que se passe-t-il dans mon corps ?

  • Quelles pensées apparaissent ?

  • Qu’est-ce que je fais ensuite ?

  • Qu’est-ce qui m’aide déjà à revenir dans mon fonctionnement habituel ?

Cette observation permet souvent de découvrir que le stress n’est pas constant.

Il peut apparaître uniquement dans certaines situations : avant le départ, au moment de commencer, après une erreur, lorsque le résultat devient important ou lorsque tu sens que ton adversaire prend l’avantage.

C’est une information précieuse pour savoir sur quoi travailler.


2. Reviens à ce que tu contrôles

Avant une compétition, il est facile de penser à tout ce qui pourrait arriver.

« Et si je rate ? »

« Et si je perds ? »

« Et si je ne suis pas au niveau ? »

Le problème est que ces questions t'amènent souvent vers des éléments que tu ne contrôles pas.

À l’inverse, tu peux te demander :


Qu’est-ce que je peux réellement contrôler maintenant ?

Cela peut être :

  • ma respiration ;

  • mon attitude ;

  • ma concentration ;

  • ma préparation ;

  • ma routine ;

  • mon engagement ;

  • ma manière de réagir après une erreur.

Plus tu peux revenir à des actions concrètes, plus tu retrouves une marge de contrôle.


3. Construis une routine simple

Une routine peut t’aider à retrouver des repères avant et pendant la compétition.

Elle peut comprendre quelques éléments simples :

Respirer → regarder → se recentrer → agir.

L’idée n’est pas de créer une routine compliquée que tu devras absolument respecter à la lettre.

Elle doit surtout être suffisamment simple pour être utilisée lorsque la pression augmente.

Une bonne routine peut devenir un signal familier : je sais ce que je fais maintenant.


4. Apprends à gérer les erreurs

Une erreur peut rapidement augmenter le stress.

Tu rates une action, puis tu repenses à cette erreur. Tu commences à douter. Tu anticipes la suivante. Ton attention quitte progressivement ce que tu es en train de faire.

La question devient alors :


Que fais-tu après une erreur ?

Certains sportifs ont besoin d’un geste précis, d’une respiration, d’un regard vers un repère ou d’une phrase courte.

Par exemple :

« Prochain point. »

L’objectif est de créer une transition entre l’erreur précédente et l’action suivante.

Tu ne contrôles pas toujours l’erreur. En revanche, tu peux travailler sur ce que tu fais juste après.


5. Utilise ton stress comme une information

Ton niveau d’activation peut aussi te renseigner.

Tu peux apprendre à reconnaître les signes qui indiquent que tu es dans une zone où tu fonctionnes bien, puis ceux qui montrent que ton activation commence à devenir trop importante.

Avec l’expérience, tu peux progressivement apprendre à ajuster ton état :

  • augmenter ton activation lorsque tu manques d’énergie ;

  • ralentir lorsque tu es trop tendu ;

  • déplacer ton attention vers les sensations ou vers l’environnement ;

  • retrouver ta routine lorsque tu te disperses.

L’objectif est de développer une meilleure capacité d’adaptation plutôt que de chercher à être parfaitement calme en permanence.


Et si le stress est très important ?

Lorsque le stress devient très intense, qu’il revient systématiquement ou qu’il entraîne une réelle diminution de la performance et du bien-être, cela mérite d’être exploré plus précisément.

Il peut être utile de comprendre ce qui se passe entre l’entraînement et la compétition :

Qu’est-ce qui change ?

Est-ce la peur de l’échec ? Le regard des autres ? Les attentes personnelles ? Le perfectionnisme ? La confiance ? Les sensations physiques ? La manière dont tu interprètes ton stress ?

Il n’existe pas une seule réponse valable pour tous les sportifs.

La préparation mentale consiste justement à partir du fonctionnement de la personne pour identifier ce qui peut réellement l’aider.


Le but n’est pas de supprimer le stress


Une compétition importante peut provoquer de l’activation. C’est normal.

Le véritable objectif est de pouvoir performer avec cette activation, plutôt que de dépendre de l’absence totale de stress pour bien réussir.

Tu peux apprendre à mieux connaître tes réactions, développer des stratégies adaptées et surtout retrouver ton attention sur ce que tu veux réellement faire.


La question n’est donc pas uniquement :


« Comment faire pour ne plus être stressé ? »


Elle peut devenir :


« Comment veux-tu fonctionner lorsque la pression augmente ? »


C’est souvent à partir de cette question que le travail devient vraiment intéressant.


En résumé

Si tu stresses avant une compétition, commence par observer ton fonctionnement plutôt que de chercher immédiatement à faire disparaître la sensation.

Cherche à comprendre :

  • ce qui déclenche ton stress ;

  • comment il se manifeste chez toi ;

  • ce qu’il change dans ta performance ;

  • ce qui fonctionne déjà dans certaines situations ;

  • ce que tu aimerais être capable de faire lorsque la pression augmente.

À partir de là, il devient possible de construire un travail réellement personnalisé, avec des outils de préparation mentale, des routines, un travail sur l’attention, les émotions, la confiance ou encore l’imagerie mentale selon tes besoins.

Le but est de développer une performance solide et durable, tout en conservant le plaisir de pratiquer.

 
 
 

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