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Combien de séances faut-il chez un psychologue ?

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julien bregger
24 août
3 min de lecture

Deux séances ? Cinq ? Dix ? Ou beaucoup plus ? Quand on envisage de consulter un psychologue, on se demande souvent combien de temps cela va durer, et surtout combien cela va coûter.

La réalité est qu'il n'existe pas de nombre de séances idéal pour tout le monde.

Le nombre de séances dépend surtout de ce que vous souhaitez changer, de la complexité de la situation et de votre autonomie. Dans mon approche, le cadre reste suffisamment structuré pour donner une direction, mais suffisamment souple pour s'adapter à la personne.

Julien Bregger - Psychologue FSP - Performance mentale
Julien Bregger - Psychologue FSP - Performance mentale

Combien de séances faut-il en général ?

Pour donner des repères, on peut distinguer plusieurs situations.


2 à 3 séances : une difficulté précise

Quelques séances peuvent suffire lorsqu'il y a un problème clairement identifié et un objectif concret.

Par exemple :

  • gérer le stress avant un examen ;

  • préparer un entretien ;

  • travailler une compétition importante ;

  • retrouver ses moyens lors d'une prise de parole ;

  • débloquer une difficulté ponctuelle.

La première séance sert alors à comprendre la situation et définir l'objectif. La suivante permet de travailler concrètement, puis une dernière peut servir à consolider ce qui a été appris.


4 à 6 séances : un travail un peu plus approfondi

Certaines difficultés demandent davantage de temps, notamment lorsqu'elles sont présentes depuis plusieurs mois ou qu'il faut répéter et ajuster ce qui est mis en place.

Cela peut concerner la confiance, la pression, la concentration, la gestion émotionnelle ou le perfectionnisme.

L'objectif reste le même : comprendre, expérimenter, ajuster et progressivement devenir autonome.


8 séances ou davantage : développer plusieurs compétences

Parfois, la demande est plus large :

« Je veux vraiment travailler mon mental. »

Dans ce cas, on peut travailler plusieurs dimensions : concentration, confiance, pression, émotions, préparation à la compétition, puis transfert dans les situations réelles.

Pour un sportif engagé dans une saison complète, un accompagnement peut également s'étendre sur plusieurs mois, avec des rendez-vous espacés et adaptés au calendrier.



Et si je ne sais pas combien de séances il me faut ?

C'est probablement la situation la plus normale.

Vous n'avez pas besoin d'arriver avec un programme déjà défini.

La première étape consiste plutôt à comprendre ce qui vous amène, ce que vous aimeriez voir changer et comment vous saurez que le travail vous aide.

Il arrive d'ailleurs que la priorité évolue au cours des premières séances. C'est aussi pour cela que je préfère considérer le nombre de séances comme une boussole plutôt qu'un contrat.


Faut-il forcément venir toutes les semaines ?

Non.

La fréquence dépend du travail réalisé et de la situation.

Pour certaines difficultés, des séances rapprochées peuvent être utiles au début. Pour d'autres accompagnements, notamment lorsque l'objectif est de développer une compétence ou de suivre une saison sportive, les séances peuvent être espacées.

L'essentiel est que le travail continue aussi entre les séances.

Une observation, une expérimentation, une nouvelle manière de réagir ou un exercice concret permettent de transformer ce qui a été travaillé en séance en expérience réelle.


Le but n'est pas de venir chez le psychologue le plus longtemps possible


C'est peut-être le point le plus important.

Je préfère proposer le plus petit nombre de séances permettant réellement d'atteindre l'objectif.

Une consultation n'a pas beaucoup de sens si elle devient simplement une habitude dont on ne sait plus très bien pourquoi elle existe.

Le but est progressivement de pouvoir se dire :

« Je comprends mieux ce qui se passe. Je sais quoi faire. Et je peux continuer seul. »

L'autonomie fait partie du travail dès le départ.

Alors, combien de séances prévoir ?

Il n'y a donc pas de compteur universel.

La bonne question n'est peut-être pas :

« Combien de séances dois-je acheter ? »


Mais plutôt :

« Qu'est-ce que j'aimerais avoir changé lorsque nous arrêterons ? »

C'est généralement à partir de cette réponse qu'on peut déterminer le cadre le plus pertinent.


 
 
 

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